Artemether + Luméfantrine

Spécialités

  •  RIAMET

Présentation

  • cp 20 mg arthemether + 120 mg lum.fantrine

Rythme

Curatif

Posologie

  • Adultes: 6 prises de 4 cp sur 60 h (1.re prise puis 8h, 24h 36h, 48h et 60h apr.s la 1.re prise) au cours des repas
  • Enfants: 
    • 1.re prise puis 8h, 24h, 36h, 48h, 60h
    • 6 prises de :
      • 5-15 kg : 1cp ;
      • 15-25 kg : 2 cp ;
      • 25-35 kg : 3 cp
      • > 12 ans et > 35 kg : idem posologie adulte

 

Atovaquone + Proguanil

Spécialités

  •  MALARONE (pr.ventif et curatif)

Présentation

  • cp 250 mg atov + 100 mg prog
  • cp 62,5 mg atov + 25 mg de prog

Rythme

  • Prophylaxie 1/j (pays grp 2-3)
  • Curatif : 1/j

Posologie

  • Adultes:
    • Prophylaxie 1 cp 250 mg atov./j
    • Curatif 4 cp 250 mg atov./j pdt 3j
  • Enfants:
    • Prophylaxie
      • 11-20 kg : 1 cp 62,5 mg atov./j
      • 21-30 kg : 2 cp 62,5 mg atov./j
      • 31-40 kg : 3 cp 62,5 mg atov./j
      • > 40 kg : 1 cp 250 mg atov./j
    • Curatif
      • 5-8 kg : 2 cp 62,5 mg/j pdt 3j
      • < 11 kg : 3 cp 62,5 mg/j pdt 3j
      • 11-20 kg : 1cp 250 mg/j pdt 3j
      • 21-30 kg : 2 cp 250 mg/j pdt 3j
      • 31-40 kg : 3 cp 250 mg/j pdt 3j
    • > 40 kg = adulte

 

Bactéries humaines

Bacilles et Cocci

 

GRAM +

GRAM-

COCCI

 Anaérobie strictes

  • Peptostreptocoques
  • Neissria
    • Gonocoque
    • Méningocoque
  • Branhamella catarrhalis

 Anaérobies strictes

  • Veillonella

BACILLES

  • Listeria monocytogenes
  • Gardnella vaginalis
  • Corynebacterium Diphteriae

 Anaérobies strictes

  • Clostridium
    • difficile
    • perfringens
    • tetani
    • botilium
  • Actinomyces israeli
  • Lactobacillus acidophilus
  • Probionebacterium
  • Pseudomonas aéaeruginosa
  • Acinebacter baumannii
  • Haemophilus
    • influenzae
    • ducreyi
  • Legonella pneumoniae
  • Bordetella pertussis
  • Brucella melitensis
  • Pasteurella multocida
  • Entérobactérie
    • Escherichia coli
    • Proteus mirabillis
    • Klebsiella 
      • pneumoniae, 
      • oxytoca
    • Salmonella 
      • typhi, 
      • paratyphi
    • Shigella dysentarie
    • Yersinia
      • enterocolitica
      • pseudotuberculosis
      • pestis
    • Enterobacter cloacae
    • Serratia marcescens
    • Citrobacter freundii
  • Vibrionaceae
    • Campylobacter jejuni
    • Helicobacter pylori
    • Vibrio cholerae
  • Groupe HACEK
    • Haemophilus
      • parainfluenzae
      • aphrophilus
    • Actinobacillus 
    • Actinomycetemcomitans
    • Cardiobacterium hominis
    • Capnocytophage sputigena
    • Eikinella corrodens
    • Kingella kingae

 Anaérobie stricte

  • Bactéroides fragilis
  • Fusobacterium

 

Mycobactéries

Mycobactéries

  • Mycobacterium
    • tuberculosis
    • bovis
    • atypiques
    • leprae

Intracellulaires

Intracellulaires

  • Mycoplasmes
    • pneumoniae
    • hominis
  • Ureaplasma urealyticum
  • Chlamydia
    • pneumoniae
    • psittaci
    • trachomatis
  • Bartonella henselae
  • Rickettsia

Spirochètes

Spirochètes

  • Treponema
    • pallidum
    • pertenue
    • carateum
  • Borrelia vurgdorferi
  • Leptospira icterohemorragiae

Chimioprophylaxie du paludisme

Chimioprophlaxie du paludisme chez l’enfant et l’adulte

Molécule

Présentation

Posologie

Mode d’emploi

Atovaquone-Proguanil

Cp* pédiatrique (cpP)

à 62,5 mg/25 mg

Cp adulte (cpA)

à 250 mg/100 mg

Enfant :

5-<7 kg : ½ cpP/j

(hors AMM)

7-<11 kg : ¾ cpP/j

(hors AMM)

11-<21 kg : 1 cpP/j

21-<31 kg : 2 cpP/j

31-≤40 kg : 3 cpP/j

>40 kg: 1cpA/

Adulte : 1 cpA/j

À prendre au cours d’un repas ou avec une boisson lactée.

Début du traitement : 24 ou 48 h avant le jour d’arrivée.

À prendre pendant le séjour et 1 semaine après avoir quitté

la zone de risque de transmission du paludisme.

Prescription limitée à 3 mois

Peut-être envisagé, si nécessaire, chez la femme enceinte.

Chloroquine 

Sirop à 25 mg= 5ml

Cp sécable à 100mg

Enfant :

1,5 mg/kg/j

<8,5 kg : 12,5 mg/j

≥8,5-16 kg : 25 mg/j

≥16-33 kg : 50 mg/j

≥33-45 kg : 75 mg/j

>45 kg : 1 cp/j

Adulte : 1 cp/j

À prendre pendant le séjour et 4 semaines après avoir quitté

la zone de risque de transmission du paludisme.

Peut être administré à la femme enceinte.

Attention aux intoxications accidentelles.

 

Chloroquine-Proguanil

Cp à 100 mg/200 mg

Enfant :

à partir de 15 ans

et >50 kg : 1 cp/j

Adulte : 1 cp/j

À prendre en fin de repas, au moins 24 h avant le départ,

pendant le séjour et 4 semaines après avoir quitté la zone

de risque de transmission du paludisme.

Réservé aux adultes et adolescents de 15 ans et plus et pesant

au moins 50 kg.

Peut être administré à la femme enceinte.

 

Doxycycline

Cp sécable à 250 mg

Enfant :

5 mg/kg/semaine

15-19 kg : ¼ cp/sem

>19-30 kg : ½ cp/sem

>30-45 kg : ¾ cp/sem

>45 kg: 1 cp/sem

Adulte : 1 cp/sem

À commencer 10 jours avant le départ jusqu’à 3 semaines après

avoir quitté la zone de risque de transmission du paludisme.

Contre-indications : convulsions, troubles neuro-psychiques.

Déconseillé en cas de pratique de la plongée.

Peut-être administré à la femme enceinte.

 

Proguanil

Cp sécable à 100 mg

Enfant âgé de 1 à 12 ans :

3 mg/kg/j

9-16,5 kg : ½ cp/jr

17-33 kg : 1cp/jr

33,5-45 kg : 1cp ½ /jr

Adulte et enfant âgé de plus

12 ans : 200 mg/j

Uniquement en association avec la chloroquine.

À prendre pendant le séjour et 4 semaines après avoir quitté

la zone de risque de transmission du paludisme.

Peut être administré à la femme enceinte.

*Cp : comprimé. Avant l’âge de 6 ans pour des raisons pratiques, il peut être nécessaire d’écraser les comprimés.


 

Sources: BEH recommandations 2015

Chloroquine

Spécialités

  • NIVAQUINE

Présentation

  • 100 mg cp
  • 25 mg/5 mL sirop fl. de 150 mL

Rythme

  • Prophylaxie1/j (pays grp 1 . 2)
  • Curatif 1 . 2x/j

Posologie

  • Adultes: 
    • Prophylaxie: 100 mg/j
    • Curatif:
      • > 60kg : 900 mg en 2 prises / J . J1 puis 300 mg en 1 prise /J . J2 et J3
      • 10-60 kg : 15 mg/kg/J en 2 prises / J . J1 puis 5 mg/kg/J en 1 prise/J . J2 et J3
  • Enfants:
    • Prophylaxie:
      • < 10 kg : 25 mg 1j/2
      • > 10 kg : 1,7 mg/kg/j
    • Curatif:  10 mg/kg + 5 mg/kg 6h après + 5 mg/kg/j . J2 et J3

Corynebactérium diphteriae

Définition

  • bacilles à Gram positif,
  • immobiles et asporulés
  • flore normale de l’arbre respiratoire, des autres muqueuses et de la peau
  • sécrète toxine responsable de la diphtérie

Habitat

  • parasite strict de l’espèce humaine
  • transmission voie respiratoire

Pouvoir pathogène

  • se multiplie sur les muqueuses respiratoires (rhinopharynx ++, larynx +/-) –> toxine –> absorption par muqueuse –> épithélium –> inflammation –> nécrose –> exsudats nécrose, hématies, GB –> fausses membranes amygdales
  • bloque la synthèse cellulaire: dégénérescence parenchymateuse

Clinique

  • angine fébrile
  • voile du palais –> cou “proconsulaire”
  • dyspnée (obstruction des VAS par fausse membrane “croup”)
  • complications cardiaques (myocardite) et neurologiques (dysphagie, paralyse
  • vacciné: angine banale

Etudes bactériologiques

Microscope

  • Bacille à Gram positif, immobile, sans spore ni capsule
  • paquets d’épingles, en palissades, en lettres chinoises
  • coloration: granulations métachromatiques, de siège polaire

Cultures

  • milieux de culture usuels, plus vite serum salé et sang
  • milieu de LOEFFLER: pousse plus rapidement

Caractères biochimliques

  • toxine: antigène C.Diphtariae
  • se lie protéine réceptrice (Heparin binding epidermal growth factor ou HB-EGF) très abondante dans les nerfs et le cœur

Diagnostic bactériologique

  • culture sur sérum de bœuf coagulé

Traitement

Curatif

  • gammaglobulines
  • + pénicilline ou d’érythromycine
  • repos au lit (risque cardiaque)
  • vaccination

Préventif

  • Vaccination (inclus dans le DTP)

Sources: Université Pierre et Marie Curie Bactériologie Niveau DCEM1 2002 – 2003  http://www.chups.jussieu.fr/

Cysticercose

  • Maladie liée à l’infection de l’homme par la larve T.solium: cysticercus cellulosae, vivante ou morte dans les lésions sympotmatiques
  • Ingestion d’oeufs de T.solium provenant exclusivement des selles humaines

Clinique

  • Lésions sous cutanées et musculaires, souvent asymptomatique
  • atteinte oculaire: uvéite souvent postérieur

neurocysticercose: épilepsie, déficit sensitif, moteur ou cognitif, troubles psychiatriques, HTIC

Biologie

  • NFS: Hyperéosinophilie
  • Sérologie positive

Imagerie

  • Calcifications 3 à 5 ans après l’infestation
  • Scanner cérébral
  • Radios des muscles

Traitement

  • Albendazole 8j
  • Chirugical certaines formes oculaires ou neurologiques

Préventif

  • Hygiène
  • Surveillance vétérinaire des porcs

Entérocoque

Cystite aigüe non compliquée

Les bactériuries asymptomatiques ne doivent pas faire l’objet d’un traitement antibiotique sauf chez la femme enceinte.

Absence d’allergie à la pénicilline

1er choix

  • Amoxicilline PO 3 g/j

Alternative

  • Avis spécialisé cf antibiogramme

Allergie à la pénicilline

1er choix

  • Avis spécialisé cf antibiogramme

Alternative

  • Avis spécialisé cf antibiogramme

Durée

  • 7-10j

Pyélonéphrite ou Prostatite

Absence d’allergie à la pénicilline

1er choix

  • Amoxicilline IV 4-6 g/j
  • + Aminoside (si signes de gravité

Alternative

  • Glycopeptide (Vancomycine ou Téicoplanine)
  • + Aminoside  (si signes de gravité ; aminoside en fonction du niveau de résistance ; association inutile si haut niveau de résistance )

Allergie à la pénicilline

1er choix

  • Glycopeptide (Vancomycine ou Téicoplanine)
  • + Aminoside (si signes de gravité ; aminoside en fonction du niveau de résistance ; association inutile si haut niveau de résistance )

Alternative

  • Avis spécialisé

Durée

  • 14j pour pyélonéphrite
  • 21 j pour prostatite

Bactériémie en l’absence d’endocardite

Absence d’allergie à la pénicilline

1er choix

  • Amoxicilline IV 4-6 g/j
  • + Aminoside (aminoside en fonction du niveau de résistance ; association inutile si haut niveau de résistance )

Alternative

  • Glycopeptide (Vancomycine ou Téicoplanine)
  • + Aminoside (aminoside en fonction du niveau de résistance ; association inutile si haut niveau de résistance )

Allergie à la pénicilline

1er choix

  • Glycopeptide(Vancomycine ou Téicoplanine)
  • + Aminoside (aminoside en fonction du niveau de résistance ; association inutile si haut niveau de résistance )

Durée

  • 14 j (5 jours  d’association)

Endocardite

Absence d’allergie à la pénicilline

1er choix

  • Amoxicilline
  • + Aminoside (aminoside en fonction du niveau de résistance ; association inutile si haut niveau de résistance )

Alternative

  • Glycopeptide(Vancomycine ou Téicoplanine)
  • + Aminoside (aminoside en fonction du niveau de résistance ; association inutile si haut niveau de résistance )

Allergie à la pénicilline

1er choix

  • Glycopeptide(Vancomycine ou Téicoplanine)
  • + Aminoside (aminoside en fonction du niveau de résistance ; association inutile si haut niveau de résistance )

Durée

  • 4 à 6 semaines de bithérapie selon l’existance  ou non d’une complica- tion et/ou prothèse

Grippe

  • Symptomatique: paracetamol
  • Antiviraux
  • mal évalués, de rapport bénéfices/risques incertain, et à risque de développement de résistances. Leur utilisation doit donc rester limitée aux indications ci-dessous et ne saurait constituer une alternative à la vaccination.
  • indications possibles à dose curative, traitement à instaurer dans les 2 jours suivant le début des symptômes :
    • Patient symptomatique à risque élevé de complications
    • Grippe grave ou grippe hospitalisée.

Chez l’adulte

 

Curatif

Prophylaxie

Oseltamivir

voie orale

75 mg x 2/j pdt 5j

75 mg x 2/j pdt 10j

Zanamivir

voie inhalée

2 inhalations (2x5mg) 2/j pdt 5j

2 inhalations (2x5mg) 1/j pdt 10j 

Chez l’enfant

Oseltamivir

voie orale

≥ 13 ans

75 mg x 2/j pdt 5j

1-12 ans

10 à 15 kg: 30mg x 2/j

> 15-23 kg: 30mg x 2/j

> 23-40 kg: 45mg x 2/j

> 40 kg: 75 mg x 2/j 

pendant 5 jours

 

≥ 13 ans

75mg x 1/j pdt 5 jours

1-12 ans

10-15 kg : 30mg x 1/j

> 15-23 kg : 30 mg x 1/j

> 23-40 kg : 45 mg x 1/j

> 15-23 kg : 60 mg x 1/j

> 40 kg : 75 mg x 1/j

pendant 10 jours

Zanamivir

voie inhalée

A partir de 5 ans

2 inhalations (2x5mg) 2/j pdt 5j

A partir de 5 ans

2 inhalations (2x5mg) 1/j pdt 10j

Les Herpesviridae: HSV 1 & 2

Généralités

  • virus dermo-neurotropes
  • infection latente dans le ganglion sensitif du territoire de la primo-infection
    • HSV-1: ganglion de Gasser après primo-infection orale
    • HSV-2: ganglions sacrés après primo-infection génitale
    • les contacts oro-génitaux peuvent remettre en question ce partage
  • responsable de poussées d’herpès récurrent (ou récidivant) ou à des excrétions asymptomatiques de virus dans la salive ou les sécrétions génitales.

Manifestations HSV-1

  •  vers l’âge de 6 mois à 1 an, après la perte des anticorps maternels, infection par HSV-1 à partir de l’excrétion salivaire (bisou)
  • primo infection: gingivo stamatite: vésicules multiples + fièvre + adénopathies cervicales
  • ± panaris herpétique des doigts ou des orteils (succion)
  • récurrences: bouquet de vésicules jonction peau et muqueuse bucale
  • récurrences inapparentes: excrétions salivaires asymptomatiques d’HSV-1.
  • entre primo infection et la ou les récurrences latence dans corps cellulaire des neurones sensitifs périphériques innervant le territoire de la primo-infection.
  • réactivation: virus se réplique, diffuse par  voie neuronale centrifuge donnant des vésicules de récurrence.  Pas de destruction du ganglion.
  • latence dans la racine postérieur du nerf sensitif trijumeau: le ganglion de Gasser
  • Mécanisme de réactivation non connu mais stimilus: fièvre, certaines infections, contrariétés, 

Manifestations HSV-2

  • sécrétions génitales, surtout 1ers rapport sexuel qui survient primo infection
  • asymptomatique 2/3 des cas
  • vésicules sur le gland et le prépuce, sur la vulve, le vagin, le col utérin,donnant une vulvo-vaginite avec cervicite.
  • vésicules ulcérées + fièvre + adénopathies inguinales + parfois d’une rétention d’urine et méningite à liquide clair.
  • femme est plus susceptible que l’homme à la contamination (surface plus grande de la muqueuse)
  • récurrences moins intenses que la primo-infection,
  • herpes géntial de la petite fille: abus sexuel, lingette d’un des parents contaminé

Infections graves

Ophtalologiques

  • conjonctivite
  • keratite avec ulcère dendritique (= dentelé en feuille de fougère), lésion de la cornée avec risque de cicatrice fibreuse opaque appelée taie, face à la pupille risque de cécité
  • passage conjonctivite é kératite favorisé par corticoide local (ne jamais donner de corticoide à un oeil rouge)

Herpès du nouveau-né

  • vient  d’un herpès génital maternel avec contamination de l’enfant au passage dans la filière génitale maternelle infectée

Encéphalite herpétique de l’adulte

  • toujours due à l’HSV-1
  • récurrence à rebours du ganglion de Gasser vers le lobe temporal.
  • multiplication intracérébrale du virus au niveau des neurones généralement localisée au lobe temporal  souvent d’un seul côté, sous forme d’un foyer de nécrose hémorragique
  • syndrome infectieux + fièvre +signes encéphalitiques.
    • manifestations épileptiques sensorielles (hallucinations visuelles ou auditives),
    • des troubles du comportement,
    • des paralysies,
    • une aphasie, le plus souvent accompagnés de troubles de la conscience qui vont aller en s’aggravant
  • traitement par ACV i.v., sans attendre recherche d’ADN viral dans le LCR par PCR (parfois négative au tout début).
  • tout retard à la perfusion i.v. d’ACV constitue une « perte de chance ».
  • imagerie: localisation temporaux unilatéraux

Herpès de l’immunodéprimé

  • herpès cutanéo-muqueux progressif
  • dermatose: kaposi juliusberg (ezcéma et primo-infection)

Diagnostic

  • pas nécessaire sur léherpès labial récurrent (clinique)
  • l’herpès génital de l’homme ou de la femme exige confirmation virologique
  • seul le diagnostic direct est significatif
  • prélévements sur les lésions seringue, écouvillonnage
  • prélèvement de liquide céphalorachidien en cas d’encéphalite herpétique
  • avant toute application de désinfectant et sur des lésions fraîches ; au stade de croûte, c’est trop tard

Technique de détection

  • L’isolement en culture de cellules  
    • technique de référence  (HSV se multiplient tb),
    •  en 1 à 4 jun effet cytopathique (ECP) très évocateur : cellules rondes en foyer (grappe de raisin).
    • confirmé en immunofluorescence (IF) ou en immuno-peroxydase (IP) avec des Ac monoclonaux spécifiques  type 1 ou 2.

 

  • Recherche d’Ag
    •  sur frottis des lésions (recherche l’antigène par IF ou IP)
    • ou ELISA (liquide chargé d’ag) avantage rapidité de réponse (mais moins sensible que culture à ne pas faire sur excrétion asympyo)
  • Recherche d’ADN par PCR sur le LCR: meilleur moyen de diagnostic rapide d’une méningo-encéphalite herpétique

choix principalement dicté par les renseignements cliniques



Traitement

  • l’acycloguanosine appelée aciclovir
  • permet de prévenir provisoirement les poussées.
  • ACV inhibiteur de la réplication de l’ADN viral, n’a pas d’action sur les virus latents (ADN ne se réplique pas)
  • Le valaciclovir, converti rapidement en ACV, a une biodisponibilité orale 5 x sup à celle de ACV
  • pas de vaccin

Méfloquine

Spécialités

  • LARIAM

Présentation

  • 250 mg cp quadris.c.

Rythme

  • Prophylaxie 1/sem. (pays grp 3)
  • Curatif : 2 . 3 prises

Posologie

  • Adultes:
    • Prophylaxie:
      • > 45kg : 250mg/sem
      • < 45 kg : cf poso enfant
      • Dose test : 10 J et 3 J avant le départ
    • Curatif:
      • 46 . 60 kg : 3 cp + 2 cp 6 . 8h après
      • > 60 kg : 3 cp + 2 cp 6 . 8h apr.s + 1 cp 6 . 8h après
  • Enfants:
    • Prophylaxie:
      • 5 mg/kg une fois par sem :
      • 15 . 19 kg : 1/4 cp/sem.
      • 20 . 30 kg : 1/2 cp/sem.
      • 31 . 45 kg : 3/4 cp/sem.
      • > 45 kg : 1 cp/sem.
    • Curatif:
      • 5 (>3 mois) . 20 kg : 1 cp/10 kg en 2 prises espacées de 12h
      • 21 . 30 kg : 2 . 3 cp en 2 prises espacées de 12h
      • 31 . 45 kg : 2 . 3 cp + 1 cp 6 . 8 h après
      • 46 . 60 kg : 3 cp + 2 cp 6 . 8 h après
      • > 60 kg : 3 cp + 2 cp 6 . 8h après + 1 cp 6 . 8 h après

 

Mycose Superficielle

Imidazolés  

Bifonazole

Spécialités

  • AMYCOR 1% Crème, solution, poudre
  • AMYCOR ONYCHOSET Pommade

Rythme: 1/j

Posologie; Adultes:  1 appl./j pendant 1 à 3 semaines

Clotrimazole

Spécialités: MYCOHYDRALIN

Présentation/Posologie (adultes)

  • cp vag 200 mg 1 cp /j pendant 3 jours
  • crème

Econazole

Spécialités

  • MYCOSEDERMMYL 1%
  • PEVARYL 1%
  • DERMAZOL 1%
  • ECONAZOLE 1%
  • MYCOAPAISYL 1%
  • FONGiLEINE 1%
  • GYNOPUR
  • MYLEUGYN

Présentation: Crème, émulsion, spray-solution, poudre

Rythme: 2/j

Posologie: Adultes: 2 appl./j pendant 3 semaines

Spécialités

  • GYNOPEVARYL
  • GYNOPEVARYL LP
  • GYNOPURA
  • MYLEUGYNE

Présentation

  • 150 mg ovule
  • 150 mg LP ovule

Rythme: 1/j

Posologie

  • Adultes:
    • 150 mg ovule: 1/j pendant 3j
    • 150 mg LP ovule: prise unique

Fenticonazole

Spécialités/Présentations/Rythmes/Pologies (adultes)

  • LOMEXIN
    • Crème à 2 %: 1 à 2 appl./j
    • 600 mg capsule molle vag: 1/j prise unique au coucher
  • TERLOMEXIN 200 mg capsule molle vag:  1/j au coucher pendant 3 jours

Fluconazole

Spécialités/Présentation

  • TRIFLUCAN
    • 50 mg gél.
    • 50 mg/5 mL susp. buv.
  • BEAGYNE 150 mg gél.

Rythme: 1/j

Posologie

Adultes

  • Candidose buccale et oro-pharyngée chez l’immunodéprimé TRIFLUCAN 50 mg/j  7 à 14 j
  • Récidive candidose vaginale et périnéale BEAGYNE  150 mg prise unique

Kétoconazole

Spécialités

  • KETODERM 2%

Présentation

  • Crème
  • Gel moussant monodose
  • Sachet

Rythme/Posologie(adultes)

  • Pityriasis versicolor:  Gel moussant: 1 appl. unique gel moussant monodose
  • Dermite séborrhéique: Sachet: 1er mois : 2x /sem puis 1 x/sem  ou 1 x/2 sem
  • Crème: 1 à 2 appl./j

Miconazole

DAKTARIN

Présentation/Rythme/Posologie

  • Gel buccal 4/j:
    • Adultes: 2 c. mesure/appl.
    • Enfants: 1 c. mesure/appl.
  • Poudre
    • Adultes 2 appl./j
    • Enfants: 1 cm x 4/j

GYNO-DAKTARIN

Présentation/Rythme/Posologie: 400 mg caps. vag. 1/j pdt 3 j au coucher

LORAMYC

Présentation/Rythme/Posologie: 50 mg cp gingival LP 1 cp/j pendant 7 à 14j

Omoconazole

Spécialités: FONGAMIL 1%

Présentation

  • Crème, poudre, spray-solution

Rythme/Posologie(adultes)

  • cr. 1/j
  • pdr. 2 appli./j pend. 2 à 6 sem.

Oxiconazole

Spécialités: FONX 1%

Présentation: Crème, spray-solution, poudre

Rythme: 1/j

Posologie: Adultes: 1 appl./j pend. 2 à 4 sem.

Sertaconazole

Spécialités/Présentation/Rythme/Posologies(adultes)

MONAZOL 2%, Crème, 1 appl./j pend. 8 à 21j

MONAZOL, prise unique, 1 ovule au coucher

Tioconazole

Spécialités/Présentation/Posologies(adultes)

TROSYD 1%, Crème, 2 appliq /j

GYNOTROZYD, ovule 300 mg, Dose unique au coucher


Polyènes 

Amphotéricine B

Spécialités: FUNGIZONE

Présentation: 100 mg/mL susp. buv.

Rythme: 2 à 3/j

Posologie

  • Adultes:
    • 1,5 à 2 g/j
    • 15 à 20 mL/j)
  • Enfants:
    • <30 kg : 50 mg/kg/j  (1mL = 2kg) Maximum : 1,5 g/j
    • >30 kg : 1,5g/j

Nystatine

Spécialités: MYCOSTATINE

Présentation: 100 000 UI/mL susp. buv.

Rythme: 3 à 4/j

Posologie

  • Enfant : 1 à 4 MUI/j – 10-40 mL/j
  • Nourrisson : 500 000 à 3MUI/j – 5-30 mL/j

Nystatine  + néomycine  + métronidazole

Spécialités: TERGYNAN

Présentation

  • Caps vag :
    • 100 000 UI nystatine
    • 65 000 UI neomycine
    • 500 mg metronidazole

Rythme: 1 à 2/j

Posologie: Adultes: 1 à 2 cp/j pendant 10j

Nystatine  + néomycine  + polymyxine B

Spécialités

  • POLYGYNAX
  • POLYGYNAX VIRGO

Présentation

  • Caps vag :
    • 100 000 UI nystatine
    • 35 000 UI neomycine
    • 35 000 UI polymycine

Rythme: 1/j

Posologie

  • Adultes: 1/j pendant 12j au coucher
  • Enfants: 1/j pendant 6j au coucher

 

 

 

Mycoses profondes

5-fluorocytosine 

Flucytosine

Spécialités: ANCOTIL

Présentation

  • 500 mg cp séc.
  • 2500 mg/250 mL inj.

Rythme: 3 à 4/j

Posologie

  • Adultes: 100 à 200 mg/kg/j
  • Enfants: 100 à 200 mg/kg/j

Echinocandines 

Anidulafungine

Spécialités: ECALTA

Présentation: 100 mg inj.

Rythme: 1/j

Posologie: Adultes: 200 mg à j1 puis 100 mg

Caspofungine

Spécialités: CANCIDAS

Présentation: 50 à 70 mg inj.

Rythme: 1/j

Posologie

  • Adultes: 70 mg J1 puis 50 mg/j (< 80kg)  ou 70 mg/j (≥ 80kg)
  • Enfants:
    • 0-3 mois : 25 mg/m2/j
    • 4-11 mois : 50 mg/m2/j
    • 12 mois-17 ans :
      • dose de charge :  70 mg/m2/j max 70 mg/j,
      • dose entretien :  50 à 70 mg/m2/j , max 70 mg/j

Micafungine

Spécialités: MYCAMINE

Présentation: 50 à 100 mg inj.

Rythme: 1/j

Posologie

  • Adultes:
    • 50 à 200 mg/j
    • > 40 Kg :
      • candidose systémique: 100 à 200 mg/J
      • candidose non systémique: 150 mg/J
      • Préventif GCSH ou neutropénie: 50 mg/J
    • < 40 Kg ou enfants :
      • Candidose systémique: 2 à 4 mg/Kg/J
      • Candidose non systémique: 3 mg/Kg/J
      • Préventif GCSH ou neutropénie: 1 mg/kg/J
  • Enfants:
    • Nouveau né : 10 à 12 mg/kg/j
    • <40 kg : 2 à 4 mg/kg/j
    • >40 kg : 50 à 100 mg/j ( max 200 mg/j)

Imidazolés 

Fluconazole

Spécialités: TRIFLUCAN

Présentation

  • 100 mg/50 mL inj.
  • 200 mg/100 mL inj.
  • 400 mg/200 mL inj.
  • 50 mg gel.
  • 100 mg gél.
  • 200 mg gél.
  • 50 mg/5 mL susp. buv.

Rythme: 1/j

Posologie

  • Adultes:
    • 100 à 800 mg/j
    •  Cryptococcose : 400 mg/J puis 200 mg/J
    • Candidose non systémique: 100 à 200 mg  Candidose non systémique
    • Candidose systémique: 800 mg/ J puis 400 mg/J  Candidose systémique
  • Enfants:
    • 3-12 mg/kg/j
    • Cryptococcose: 6-12 mg/Kg/J
    • Candidose non systémique: 3 mg/Kg/J
    • Candidose systémique: 6-12 mg/Kg/J

Itraconazole

Spécialités: SPORANOX

Présentation

  • 100 mg gél.
  • 100 mg/10 mL sol. buv.

Posologie

  • Adultes:
    • mycose non systémique 100 à 200 mg: 1/j
    • mycose systémique200 à 400 mg: 1 à 2/j
  • Enfants: 3 à 5 mg/kg/j

Posaconazole

Spécialités: NOXAFIL

Présentation: 40 mg/mL susp. buv.

Posologie

  • Adultes:
    • Prophylaxie des infections fongiques invasives: 600mg/j 3x/j
    • Candidoses oropharyngées: Dose de charge 200mg , puis 100mg/j 1x/j
    • Infections réfractaires 800mg/j 2 à 4x/j
  • Enfants: > 13 ans
    • Prophylaxie des infections fongiques invasives: 200 mg x 3/J
    • Candidoses oropharyngées: 200 mg en 2x/J puis 100 mg/J
    • Infections réfractaires: 800 mg/J en 2 ou 4/J

Voriconazole

Spécialités: VFEND

Présentation

  • 200 mg inj.
  • 50 – 200 mg cp
  • 40 mg/mL susp.buv.

Rythme: 2/j

Posologie

  • Adultes:
    • 6 mg/kg/12h pdt 24h  puis 4 mg/kg/12h
    • < 40 kg : 200 mg/12h pdt 24h puis 100  mg/12h
    • ≥ 40 kg : 400 mg/12h pdt 24h puis 200  mg/12h
  • Enfants:
    • IV : 9 mg/kg/12hpuis 8 mg/kg/12h
    • per os : 9 mg/kg/12h (dose max 350 mg/12h)
    • Posologie Vidal. Nombreuses informations divergentes

Polyènes

Amphotéricine B

Spécialités: FUNGIZONE

Présentation: 50 mg inj.

Rythme: 1/j

Posologie

  • Adultes:
    • Dose test : 1mg dans 20mL Glucose 5%
    • Perf : 0,3mg/kg/j puis, par pallier de 5 à  10mg jusqu’à la dose  de 0,5 à 1mg/kg/j 0,2 à 1 mg/kg/j
  • Enfants:0,2 à 1 mg/kg/j

Amphotéricine B  complexe lipidique

Spécialités: ABELCET

Présentation: 100 mg/20 mL inj.

Rythme: 1/j

Posologie

  • Adultes:
    • 5 mg/kg/j
    • Dose test : 1 mg en 15 min.
  • Enfants: 5 mg/kg/j

Amphotéricine B  liposomale

Spécialités: AMBISOME

Présentation: 50 mg inj.

Rythme: 1/j

Posologie

  • Adultes: 5 – 10 mg/Kg/J (Mucormycose)
  • Enfants: 3 mg/kg/j

 

 

Neisseria

Définition

  • cocci à Gram négatif, en diplocoques, aérobies stricts, oxydase positive
  • commensaux des cavités naturelles
  • pathogène: Neisseria meningitidis et Neisseria gonorrhoeae

Habitat

Neisseria meningitidis

  • strict de l’espèce humaine
  • porte d’entrée rhino-pharynx

Neisseria gonorrhoeae

  • strict de l’espèce humaine

Pouvoir pathogène

Neisseria meningitidis

  • jeunes, collectivité
  • rhino-pharyngite contagieuse
  • période hivernale et printanière
  • bactériémie (méningococcémie) avec fièvre et rash hémorragique (pétéchies, purpura)
  • méningite: complication la plus fréquente: céphalée brutale, vomissement, raideur de nuque
  • Syndrome de Waterhouse-Friderichsen: septicémie fulminante avec purpura, coagulation intravasculaire disséminée et collapsus circulatoire

Neisseria gonorrhoeae

infections sexuellement transmissibles: la blennorragie ou gonococcie

Homme

  • 2 à 5 jours
  • uréthrite avec écoulement purulent et brûlures vives à la miction (chaude-pisse)
  • chronique: retrecissement uréthral
  • extension glandes uréthrales, à la prostate, aux vésicules séminales et à l’épididyme
  • dissémination du gonocoque: lésions cutanées (papules hémorragiques, pustules), d’arthrites, de ténosynovites
  • quand infection asymptomatique: gonococcies disséminés

Femme

  • uréthrite, une cervicite, une bartholinite ± écoulement
  • extension: salpingite (avec risque d’oblitération secondaire et de stérilité), une pelvi-péritonite

Nouveau-né

  • traversée de la filière génitale
  • infection quand femme infecté et non traité
  • ophtalmie purulente, risque de cécité

Etudes bactériologiques

Neisseria meningitidis

Microscope

  • Cocci réniformes, à Gram négatif, habituellement groupés en diplocoques
  • LCR eau de riz

Culture

  • méningocoque est un germe moins fragile que le gonocoque
  • ne pousse pas ou mal sur les milieux de culture usuels et à 22 °C (différence avec les Neisseria commensales)
  • humidité favorise la croissance
  • cultures sont positives en 18 heures

Caractères biochimiques

  • aérobie strict, oxydase positive
  • capable d’utiliser le glucose et le maltose (≠ gonocoque)
  • possède une alpha-glutamyl-transférase, (≠ N.gonorrhoeae)

Chimie et antigènes

  • paroi structure voisine de celle des bacilles à Gram négatif
  • lipo-polysaccharide (LPS) ou endotoxine: pouvoir léthal par injection intraveineuse ou intrapéritonéale à dose élevée et un pouvoir dermo-nécrotique par injection intradermique
  • polysaccharides capsulaires: classement en groupes sérologiques : A, B, C, D, XYZ, 29E et W135
  • groupe A Afrique, groupe B en Europe, groupe C en Amérique
  • épidémie que A et C (B porteur sain, sporadique)
  • méningococcémies graves: antigènes polysaccharidiques libérés en grande quantité (sang, LCR…)
  • anticorps immunisants: seulement A et C

Neisseria gonorrhoeae

Microscope

  • cocci réniformes à Gram négatif, habituellement groupés en diplocoque
  • dans le pus uréthral en amas

Culture

  • germes fragiles
  • cultive à 36°C sur gélose chocolat (vitaminique et additionnée d’un mélange d’antibiotiques)
  • atmosphère humide et en CO2
  • 18 à 48h

Caractères biochimiques

  • aérobie strict, oxydase positif, glucose positif mais maltose négatif
  • gonococcie asymptomatique: auxotrophes à l’égard de l’arginine, l’hypoxanthine et l’uracile

Chimie et antigènes

  • endotoxine paroi, glucido-lipido-polypeptidique similaire BGN
  • pas de vaccin
  • pili permettent de se fixer sur les cellules du tractus génito-urinaire et sur les spermatozoïdes
  • présents que chez les souches virulentes
  • antigènes protéiques de surface, génétiquement indépendants des pili, protègeraient les gonocoques virulents de la phagocyctose et de l’action bactéricide des IgA sécrétoires.
  • gonocoques auxotrophes (infections asymptomatiques et disséminées) résistants in vitro à certaines immunoglobulines M (IgM) de sérum humain (étroite relation avec un déficit à métaboliser le fer in situ quand présent)
  • les gonocoques qui donnent des infections localisées, symptômatiques, sont tués par ces IgM.

Diagnostic

Neisseria meningitidis

  • diagnostic direct
  • prélèvements LCR, sang, lésions purpuriques et gorges, germe fragile à ensemencé vite
  • au microscope réaction cellulaire importante avec peu de germes à l’intérieur et extérieur des PNN
  • culture gorge plus difficile (nécessité d’inhiber flore commensale)
  • antibiogramme systématique (exceptionnellement résistant aux beta lactamine)

Neisseria gonorrhoeae

Direct

  • le matin avant émission d’urine ou toilette génito-urinaire, prélèvement (urètre, col…)
  • microscope coloration GRAM, positivité en aigue si diplocoque BGN intérieur PNN altérés
  • antibiogramme important à la recherche de souche résistante aux beta lactamines

Indirect

  • Ac anti-pili
  • Test non sensible et non spécifique si localisé
  • Franchement positive si gonococcie compliqué

Traitement

Neisseria meningitidis

Curatif

Préventif

  • administration de rifampicine pendant 2 jours
  • 20 mg/kg/jour en 2 prises, à 12 heures d’intervalle
  • chimioprophylaxie est recommandée chez les contacts familiaux, les enfants des crêches et des écoles maternelles, et chez les sujets vivant dans des communautés closes

Vaccination

  • méningocoques des groupes A et C sont vaccinants
  • anticorps protecteurs qui apparaissent dès le 7e jour qui suit l’injection et ne persistent que pendant 2 à 3 ans

Neisseria gonorrhoeae

Curatif

Préventif

  • nouveau-né: collyre à l’érythromycine à 0,5 % ou à la tétracycline à 1 %
  • préservatifs

Sources: Université Pierre et Marie Curie Bactériologie Niveau DCEM1 2002 – 2003  http://www.chups.jussieu.fr/

Pneumocoque

Otite

(pneumocoque, haemophilus influenzae)

Pneumo sensible (CMI<0,1 mg/l)

1er choix

  • Amoxicilline + Ac. clavulanique 1 g x 3/j (amoxi)

Pneumo de moindre sensiblilité (CMI>0,1 mg/l)

1er choix

  • Céfuroxime-axétil* 250 mg x 2/j
  • Cefpodoxime-proxétil 250 mg x 2/j
  • Ceftriaxone IM 1 g x 1/j 1 jour si prise orale difficile 3 jours si échec ATBthie antérieur

Durée

  • 5 j après âge de 2 ans
  • 8 j avant âge de 2 ans

Pneumonie

Pneumo sensible (CMI<0,1 mg/l)

1er choix

  • Amoxicilline PO ou IV 1 g x 3/j

Alternative

  • Ceftriaxone IM ou IV 50 mg/kg/j enfant 1 g/j adulte
  • ou Céfotaxime IV 50 mg/kg/j

Pneumo de moindre sensiblilité (CMI>0,1 mg/l)

1er choix

  • Amoxicilline  IV 1 g x 3/j

Alternative

  • Céfotaxime IV 50 mg/kg/j
  • ou Ceftriaxone IM ou IV 50 mg/kg/j enfant 1 g/j adulte
  • ou Vancomycine IVSE  50 mg/kg/j

Durée

  • 10j

Méningite

Pneumo sensible (CMI<0,1 mg/l)

1er choix

  • Céfotaxime IV 200 – 300 mg/kg/j
  • ou Ceftriaxone IV 
    • enfant70-100 mg/kg/j
    • adulte 2 g x2/j

Alternative

  • Amoxicilline IV 200 mg/kg/j

Pneumo de moindre sensiblilité (CMI>0,1 mg/l)

1er choix

  • Ceftriaxone IV 
    • enfant 70-100 mg/kg/j
    • adulte 2 g x2/j
  •  ou  Céfotaxime IV 200-300 mg/kg/j

Alternative

  • Vancomycine IVSE 50 mg/kg/j  en continu
  • + Rifampicine IV (20 mg/kg/j)

Durée

  • 15j

Quinine

Spécialités

  •  QUINIMAX
  • QUININE

Présentation

  • 125 mg cp s.c et 500 mg.
  • 500 mg cp s.c. et 250 mg
  • 500 mg/4 mL amp. inj.
  • 250 mg/2 mL amp. inj.
  • 125 mg/1 mL amp. inj.

Rythme

Curatif : 3/j pendant 5 . 7 j

Posologie

  • Adultes:
    • PO : 24 mg/kg/j en 3 prises
    • IV : 24 mg/kg/j (> 60 kg : 1 amp 500 mg x 3/j)
  • Enfants:
    • PO :
      • 9 . 11 kg : 1/2 cp . 125 mg 3 x/j
      • 12 . 19 kg : 1 cp . 125 mg 3 x/
      • 20 . 27 kg : 1,5 cp . 125 mg 3 x/j
      • 28 . 35 kg : 2 cp . 125 mg 3 x/j
      • 36 . 43 kg : 2,5 cp . 125 mg 3 x/j
      • 44 . 50 kg : 3 cp . 125 mg 3 x/j
      • 51 . 59 kg : 3,5 cp . 125 mg 3 x/j
      • > 60 kg : idem adulte
    • IV:
      • 16 -30 kg : 1 amp 125 mg x 3/j
      • 31-50 kg : 1 amp 250 mg x 3/j

 

Staphylocoque

Définition

  • coques (cocci) à Gram positif, groupés en amas
  • forme de grappes de raisin, immobiles, non sporulés,
  • catalase positive et oxydase négative.
  • 27 espèces du genre, les principales sont Staphyloccus aureus, S.epidermidis et S.saprophyticus..

Habitat

  • commensal de la peau et des muqueuses de l’homme et des animaux (rhino-pharynx, intestin).
  • muqueuse nasale d’un tiers environ des sujets normaux. Eliminé
  • milieu extérieur, cette bactérie peut survivre longtemps dans l’environnement.

Pouvoir pathogène

Caractères généraux

  • pyogène par excellence, S.aureus est le microbe de la suppuration.
  • Staphylocoques— Certaines souches agissent aussi par libération d’une ou de plusieurs toxines (intoxication alimentaire, syndrome de choc toxique, impetigo).
  • Fréquence et  gravité des infections à staphylocoques liées à 3 principaux facteurs :
    • le caractère ubiquitaire du germe,
    • l’abaissement des défenses locales et générales des malades soumis à des soins intensifs, des interventions chirurgicales graves, etc.,
    •  et la fréquente résistance aux antibiotiques du staphylocoque, notamment du staphylocoque hospitalier.

Infections

Formes cutanées : atteinte plus ou moins sévère des follicules pilo-sébacés (folliculite, fu-
roncle, anthrax), atteinte péri-onguéale (onyxis, perionyxis, atteinte du tissu sous-cutané (pa-
naris, phlegmons). Certaines formes superficielles (impetigo) peuvent se compliquer de lésions bulleuses graves lorsque la souche de staphylocoque est productrice d’exfoliatine.

Formes muqueuses : otites, sinusites, mastoïdites, conjonctivites.

Formes généralisées :

  • Septicémie: foyer initial cutanéo-muqueux : diffusion par atteinte des veines (séquence : phlébite, caillot, embol septique en rapport respectivement avec action de la coagulase, de la fibrinolysine et de l’hyaluronidase).
  • Formes intestinales : soit intoxication alimentaire par absorption de toxine préformée dans des aliments contaminés par un staphylocoque producteur d’entérotoxines, soit entérocolite aiguë pseudo-membraneuse à staphylocoque, consécutive à une antibiothérapie polyvalente massive et prolongée ayant sélectionné une souche entérotoxique.
  • Syndrome de choc toxique. Il associe une hypotension artérielle importante avec état de choc, de la fièvre (> 39 °C), une érythro-dermie diffuse, une desquamation des paumes et des plantes une à deux semaines après le début de la maladie et une atteinte pluriviscérale (digestive, musculaire, muqueuse, rénale, hépatique, neurologique, hématologique). Fait important, les hémocultures sont négatives tandis que les prélèvements locaux permettent de cultiver S.aureus. Les signes cliniques sont liés à la production d’une exotoxine protéique (Toxic Shock Syndrome Toxin 1 ou TSST-1). D’autres toxines (entérotoxine B ou C) seraient impliquées dans le syndrome de choc toxique. Des syndromes similaires peuvent s’observer au cours d’infections par d’autres bactéries (ex.Streptococcus A).

Etudes Bactériologiques

Microscope

Cocci à Gram positif, isolés ou groupés en diplocoques ou en amas ayant la forme de grappes de raisin

Culture

milieu de culture sélectif hypersalé de CHAPMAN. En bouillon trouble uniforme en quelques heures. Sur gélose ordinaire se pigmentent habituellement en jaune doré (aureus). En gélose profonde zone d’aérobiose et dans la zone d’anaérobiose –> bactérie aérobie-anaérobie facultative, capable de se multiplier à la surface de la peau, en aérobiose et dans les tissus mal oxygénés, plaie profonde par exemple.

Caractères biochimiques

Aérobie prédominant et anaérobie facultatif. Catalase positive à la différence des bactéries du genre Streptococcus qui n’ont pas de métabolisme aérobie.

Physiopahtologie

Paroi: peptidoglycane, les acides teichoïques immunogène,, lipoteichoïques , polysaccharides capsulaires: meilleure résistance des souches à l’opsonisation et à la phagocytose. Certaines souches produisent un exopolysaccharide (glycocalix) qui entraîne la formation d’un biofilm engluant les bactéries et leur permettant d’adhérer aux surfaces extérieures.

Invasion: colonise la peau et les muqueuses en adhérant aux cellules et aux composants de la matrice extracellulaire.

Substances élaborées:

Les toxines

  • Les hémolysines (choc septique par cytolyse plaquette et monocyte libérant médiateurs inflammation)
  • La leucocidine (pus)
  • L’exfoliatine (d’érythrodermie bulleuse)
  • Les entérotoxines (intox alimentaires thermostable insensible suc dig)
  • La toxine responsable du choc toxique staphylococcique (TSST-1) (effet pyrogène)

Les enzymes non toxiques

  • La coagulase-libre (thrombophlébites suppurées)
  • La fibrinolysine (micro-embols septiques)
  • Les désoxyribonucléases
  • La hyaluronidase (diffusion dans le tissu conjonctif)
  • La lipase (virulence abcès)

Diagnostic

uniquement direct –> prélèvement : aseptique –> examen microscopique: cocci réguliers, à Gram positif, groupés en amas –> culture sur gélose ordinaire ou milieu de CHAPMAN si contamination.

caractères suivants

  • catalase (différence avec le streptocoque)
  • fermentation du glucose en anaérobiose (différence avec le microcoque)
  • coagulase (différence avec S.epidermidis et S.saprophyticus)
  • DNase thermostable (qui signe l’espèce S.aureus)

Traitement

préventif: mesures d’hygiène et d’asepsie individuelle et collective, surveillance des denrées alimentaires

curatif:

  • Staphylococcies cutanéo-muqueuses, localisées : macrolide ou apparenté
  • Staphylococcies graves : association de deux antibiotiques bactéricides : bêta-lactamine (pé- nicilline semi-synthétique non hydrolysée par les pénicillinases : ex. oxacilline) + aminoside (ex. :gentamicine, etc) ou fluoroquinolones (ex. : ofloxacine).
  • En cas de résistance aux pénicillines semi-synthétiques, (souches méthicilline résistantes isolées en milieu hospitalier) letraitement antibiotique sera un glycopeptide (vancomycine ou teicoplanine) seul ou associé à un autre antibiotique actif (aminosides, rifampicine, acide fusidique, fosfomycine).
  • drainage des collections purulentes.

–>Lien vers traitement


Sources: Université Pierre et Marie Curie Bactériologie Niveau DCEM1 2002 – 2003  http://www.chups.jussieu.fr/

Staphylocoque

BACTERIÉMIE NON COMPLIQUÉE (+ retrait du cathéter)

Staph. Méti-S

1er choix

  • Cloxacilline IV 200 mg/kg/j
  • + Gentamicine IV 5 mg/kg/j

Alternative

  • Cloxacilline IV
  • +Fosfomycine 200 mg/kg/j

ou

  • Ofloxacine IV ou PO200 mg x 2/j
  • + Rifampicine 20 mg/kg/jvoie IV puis relais PO dès que possible

Durée  2-3 sem.

Staph. Méti-R

1er choix

  • Vancomycine IVSE 40 mg/kg/j après dose de charge de 30 mg/kg/J sur 1 heure (Vancocinémie cible: 30-40 mg/L)
  • + Rifampicine IV 20 mg/kg/j

Alternative

  • Vancomycine IVSE 40 mg/kg/j après dose de charge de 30 mg/kg/J sur 1 heure (Vancocinémie cible: 20-30 mg/L)
  • +Gentamicine IV

ou

  • Vancomycine IVSE 40 mg/kg/j après dose de charge de 30 mg/kg/J sur 1 heure (Vancocinémie cible: 20-30 mg/L)
  • + Ac. Fusidique 1,5 g/j PO

ou

  • Vancomycine IVSE  40 mg/kg/j après dose de charge de 30 mg/kg/J sur 1 heure (Vancocinémie cible: 20-30 mg/L)
  • + Fosfomycine IV 200 mg/kg/j

Durée 2-3 sem.

ENDOCARDITE

Staph. Méti-S

1er choix

  • Cloxacilline IV 200 mg/kg/j
  • + Gentamicine IV 1,5 mg/kg/12h pdt 5 jours

Alternative

  • Cloxacilline IV 
  • +Fosfomycine 200 mg/kg/j

ou

  • Ofloxacine IV ou PO200 mg x 2/j 
  • + Rifampicine 20 mg/kg/jvoie IV puis relais PO dès que possible

Durée 4-6 sem.

Staph. Méti-R

1er choix

  • Vancomycine IVSE  40mg/kg/j après dose de charge  de 30 mg/kg/J sur 1 heure (Vancocinémie cible: 30-40 mg/L)
  • + Rifampicine IV
  • + Gentamicine IV 1,5 mg/kg/12h pt 5j
  •  
  • Alternative
  • Vancomycine IVSE 40mg/kg/j après dose de charge  de 30 mg/kg/J sur 1 heure (Vancocinémie cible: 30-40 mg/L)
  • + Ac. Fusidique PO
  • ou + Fosfomycine IV

Durée 4-6 sem.

MÉDIASTINITE

Staph. Méti-S

1er choix

  • Cloxacilline IV 200 mg/kg/j
  • +Rifampicine IV 20 mg/kg/j

Alternative

  • Ofloxacine IV ou PO
  • + Rifampicine IV

Durée 2 mois

Staph. Méti-R

1er choix

  • Vancomycine IVSE (Vancocinémie cible: 30-40 mg/L)
  • + Rifampicine IV
  • + Gentamicine IV

Alternative

  • Vancomycine IVSE
  • + Ac. Fusidique PO

ou

  • Vancomycine IVSE
  • + Clindamycine IV ou PO

Durée 2 mois

OSTÉO-ARTHRITE

Staph. Méti-S

1er choix

  • Ofloxacine IV/PO 400 mg/j
  • + Rifampicine IV, PO 20 mg/kg/j

Alternative

  • Clindamycine PO 1,8 à 2,4g/J
  • + Rifampicine PO 20 mg/kg/j

ou

  • Cloxacilline IV 200 mg/kg/j 
  • + Gentamicine IV 5 mg/kg/j 5j 

puis Rifampicine IV  20 mg/kg/j

Durée > 2 mois

Staph. Méti-R

1er choix

  • Vancomycine IVSE 40mg/kg/j après dose de charge de 30 mg/kg/J sur 1 heure
  • +Ac. Fusidique PO 1,5g/J en trois prises
  • ou Rifampicine IV,PO 20 mg/kg/j en deux prises

Alternative

  • Pristinamycine PO  3 g/j  Si absence de prothèse ou autre matériel étranger.
  • + Rifampicine IV, PO 20 mg/kg/j 

ou

  • Pristinamycine PO 3 g/j Si absence de prothèse ou autre matériel étranger.
  • + Ac. Fusidique PO  1,5 g/j

Durée > 2 mois

MÉNINGITE

Staph. Méti-S

1er choix

  • Céfotaxime IV  200 mg/kg/j
  • + Fosfomycine IV 200 mg/kg/j

Alternative

  • Céfotaxime IV  200 mg/kg/j
  • + Fosfomycine IV 200 mg/kg/j

Durée 3 sem.

Staph. Méti-R

1er choix

  • Vancomycine IVSE 40mg/kg/j aprés dose de charge  de 30 mg/kg/J sur 1 heure  (Vancocinémie cible: 30-40 mg/L)
  • + Rifampicine IV 20 mg/kg/j

Alternative

  • Vancomycine IVSE 30 ou 40 mg/kg/j aprés dose de  charge de 30 mg/kg/J sur 1 h  (Vancocinémie cible: 30-40 mg/L)
  • Gentamicine IV 3-8 mg/kg/j
  • (± Vancomycine intrarachidien)

ou

  • Céfotaxime IV
  • + Fosfomycine IV si souche fosfomycine sensible

Durée 3 sem.

Streptocoque

Angine à Streptocoque

Absence d’allergie à la pénicilline

1er choix

  • Amoxicilline 1 g x 2 g/j pendant 6j

Alternative

  • Céfuroxime PO 250 mg x 2/j pendant 4j
  • Cefpodoxime PO 200 mg x 2/j pendant 5j
  • Céfotiam PO 200 mg x 2/j pendant 5j

Allergie à la pénicilline

1er choix après prélèvement de gorge pour culture bactériologique et antibiogramme

  • Azithromycine PO 500 mg/j x 1/j pendant 3j
  • Clarithromycine PO 500 mg/j x 2/j pendant 5j
  • Josamycine PO 1g x 2/j pendant 5j
  • Pristinamycine 1g x 2/j pendant 8j

Erysipèle

Absence d’allergie à la pénicilline

1er choix

  • Pénicilline G 3-5 MU/6h en continu

Alternative

  • Amoxiciline 30-50 mg/kg/j IV, PO

Allergie à la pénicilline

1er choix

  • Prystinamycine 1gx3/j, PO

Durée

  • 10-15j

Cellulite  à Streptocoque

Absence d’allergie à la pénicilline

1er choix

  • Pénicilline G IV 3-5 MU/6h en continu

Alternative

  • Amoxiciline IV 2 g x 3/j

Allergie à la pénicilline

1er choix

  • Vancomycine IVSE 1 g x 2/j

Durée

  • 15j

Méningite à Streptocoque A, B, C ou G

Absence d’allergie à la pénicilline

1er choix

  • Amoxiciline IV 4 g x 3/j

Allergie à la pénicilline

1er choix

  • Céfotaxime IV 3 g x 4/j
  • Ceftriaxone IV 2 g x 2/j

Alternative

  • Vancomycine 3-4 g/j en continu
  • + Rifampicine IV 600 mg x 2/j
  • ou Fosfomycine IV 4 g x 3/j

Durée

  • 15-20 j

Ostéomyélite à Streptocoque

Absence d’allergie à la pénicilline

1er choix

  • Amoxiciline IV 4 g x 3/j
  • + Aminoside  : pendant les premiers jours de traitement

Alternative

  • Pénicilline G, IV 3-5 MU/6h
  • + Aminoside : pendant les premiers jours de traitement

Allergie à la pénicilline

1er choix

  • Vancomycine IVSE 1 g x 2/j
  • + Aminoside : pendant les premiers jours de traitement

Alternative

  • Pristinamycine 1 g x 3/j
  • + Rifampicine 1200 mg/j, PO ++

Durée

  • 60 j au moins

Bactériémies à Streptocoque A, B, C ou G

Précisions complémentaires pour les endocardites cf situations cliniques endocardites

Absence d’allergie à la pénicilline

1er choix

  • Amoxiciline IV 2 g x 3/j
  • + Aminoside : pendant les premiers jours de traitement

Alternative

  • Pénicilline G, IV 3-5 MU/6h
  • + Aminoside : pendant les premiers jours de traitement

Allergie à la pénicilline

1er choix

  • Vancomycine IVSE 1 g x 2/j
  • + Aminoside : pendant les premiers jours de traitement

Alternative

  • 10j

Streptocoques, Entérocoques & Pneumocoques

  • Streptococcus et enterococcus: cocci gram positif, catalase négative, métabolisme anaérobie
  • Streptococcus: streptocoque (sensu stricto) et le pneumocoque
  • Enterococcus: streptocoque groupe D sauf streptocoque bovis


Streptocoques

Habitat

  • Parasites de l’espèce humaine: streptocoques groupes A, C et G
  • Commensaux muqueuse buccale: streptocoques du groupe B et streptocoque non groupage et non hémolytique
  • Commensaux muqueuse génitale: streptocoque du groupe B

Pouvoir pathogène

  • Bactérie pyogène n°2 après staphylocoque
  • Le plus pathogène: Streptocoque bêta-hémolytique du groupe A=streptococcus pyogènes: responsable de réactions immunologiques complexes avec formation d’Ac spécifiques et d’auto-Ac.

Streptocoque groupes A, C, G

  • Bêta-hémolytiques
  • Angine érythémato-pultacée: très fréquente, fièvre, dysphagie, ADP
  • Infections aigües: cuntanées, muqueux ou septicémiques: impétigo, érysipèle, plaies, brûlures
  • Bactériémies souvent 2ndr infction locale (fièvre puerpérale, endocardites, méningites)
  • Scarlatine: angine + dissémination du foyer par toxine érythrogène
  • TSLS (toxic shock like syndrome): syndrome de choc toxique avec défaillance multiviscérale
  • Affections auto-immune: R.A.A, néphrite post-streptococcique, chorée de Syndeham
  • Parenté antigénique entre paroi du streptocoque et certaines tissus humaines. (le traitement comprend une pénicillinothérapie et cortisone pour diminuer réaction immunitaire)

Les autres streptocoques

  • Infections aigües: génitale (fièvre puerpérale strepto B), néonatales sévères (méningite à strepto B), localisations diverses (abcès cérébral, chlécystites…)
  • Infections subaiguës: endocardite lente d’Osler (greffe sur endocarde lésé d’un strepto non groupable dentaire ou gingival (sanguis, mitis), strepto groupe D (bovis), intestinale (cancer colique) ou entérocoque)

Etudes bactériologiques

Microscope: Cocci gram positif groupés en chaînette, acapsulés, asporulés

Culture:

  • germe exigent nécessitant addition
  • en bouillon: flocons + dépôt (dû aux longues chainettes ressemblant à de la mie de pain)
  • gélose au sang: colonies grisâtres zone d’hémolyse total pour bêta (strepto A, C, G) partielle pour alpha ou rien
  • Métabolisme anaérobie mais aérobie tolérants. Pas de catalase ( enz respi, diff staph)

Physiopathologie

  • Structure antigénique
  • Polyoside C spécifique
  • Strepto groupe A: proteine M: résistance à la phagocytose, anti-M immunité durable et protectrice. (60 types Ag M) M12 dans les néphrites
  • Structures élaborées par streptococcus pyogènes

Substances élaborées

  • toxines érythrogène: scarlatine, strepto groupe A, C ou G lysogènes. Semblable à la la Spe (streptococcal pyogenic exotin) responsable de chox toxiques avec défaillance multiviscérale
  • Enzymes non toxiques
    • Hémolysines 0 et S: streptolysines: antistreptolysines. ASLO (antistreptolysines anti-O) dosé dans affections chroniques à streptocoque. Nl 2000UI/mL
    • Streptokinase (fibrinolysine), streptodornase (qui lyse les acides nucléiques) antigénique.
    • Hyaluronidase: facteur de diffusion du germe et enzmes

Diagnostic

  • Directe: prélèvement aseptique, milieu enrichi
    • sur cavité close (hemoculture, abcès..) tous les strepto peuvent être pathogène
    • gorge: seul bêta hémolytque du groupe A, C ou G
    • méningite néonat
  • indirect: ASLO

Traitement

curatif

  • strepto A, C et G très sensible pénicilline, erytrhomycine
  • strepto non groupable et strepto bovis sensibilité int pénicilline ou résistante nécissitant forte dose + aminoside

préventif: hygiène des mains (Semmelweis et fièvre puerpérale)



Entérocoque

  • cocci à Gram positif, disposés en diplocoques, commensaux du tube digestif
  • infections urinaires et d’endocardites.
  • surtout Enterococcus faecalis >> Enterococcus faecium.
  • poussent sur milieu ordinaire, sur milieu hostile (NaCl 6,5 %, bile)
  • appartiennent au groupe D de Lancefield
  • moins sensibles aux antibiotiques que les autres streptocoques
  • résistant aux C3G


Pneumocoque

Définition

  • Streptococcus pneumoniae
  • diplocoque à Gram positif, encapsulé
  • propriétés métaboliques des bactéries du genre Streptococcus

Habitat

  • hôte normal (commensal) de l’arbre respiratoire supérieur
  • Pouvoir pathogène
  • baisse de l’immunité générale ou locale (anoie arbre respi, alcool, splénectomie, malnutrition..)
  • affections loco-régionales (bronchite, pneumonie +++..)
  • affections à distance avec réactions fibrineuses génératrices de cloisonnements

Etude bactériologique

microscope: cocci à Gram positif, en flamme de bougie, encapsulés, groupés par paire (diplocoque), parfois en courtes chaînettes

culture: aussi difficile que le streptocoque, sur gélose de sang et anaérobie colonies lisses, transparentes, en goutte de rosée, entourées d’une zone d’hémolyse partielle (alpha)

Caractère biochimique

  • métabolisme anaérobie mais aérobie tolérant, pas de catalase
  • phénomène de Neufeld: adjonction tensio-actif (bile, sels biliaire) à une culture en bouillon entraîne lyse des capsules

physiopathologie

  • capsule de nature polysaccharidique (84 types immunologiques)
  • phénomène de gonflement complexe Ac-Ag permet typage sérologique
  • capsule empêche la phagocytose –> développement Ac anti-capsule permet gurésion. Sans capsule ne peut être distinguer des strepto non groupable

Diagnostic

  • Pas de sérologie, mise en évidence du pneumocoque dans lésion
  • L’analyse du crachat n’est pas un moyen fiable car présence naturelle
  • au microscopique: diplocoques à Gram positif encapsulés et de nombreux polynucléaires altérés
  • culture sur gélose au sang, de colonies en goutte de rosée, alpha-hémolytiques, sensibles à l’optochine ± lyse par bile/sels biliaires en bouillon et serotypage

Traitement

  • curatif: pénicilline
  • préventif: vaccin

Sources: Université Pierre et Marie Curie Bactériologie Niveau DCEM1 2002 – 2003  http://www.chups.jussieu.fr/

 

Traitements curatifs antipaludiques

Molécule

Posologie

Commentaires

Atovaquone-proguanil

4 cp en 1 prise par jour, pendant 3 jours

Avec une collation ou un repas

Artéméther-luméfantrine

4 cp en 1 prise, 2 fois par jour, pendant 3 jours

Avec une collation ou un repas

À éviter chez la femme enceinte au premier

trimestre

Dihydroartémisinine-pipéraquine

36-<75 kg, 3 cp à 320 mg/40 mg par prise, 1 prise

par jour pendant 3 jours

75-100 kg, 4 cp à 320 mg/40 mg par prise, 1 prise

par jour pendant 3 jours

Prise à jeun, à distance des repas

Ne pas utiliser pendant la grossesse


 

Sources: BEH recommandations 2015