Echographie thyroïdienne

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose 0
  • Les nodules thyroïdiens sont très fréquents, majoritairement bénins et d’évolution chronique. Le dépistage reste clinique mais l’imagerie est utile de première intention. L’échographie confirme l’existence du (des) nodule(s), précise leur type et leur localisation, peut montrer un goitre. L’échographie oriente parfois vers d’autres pathologies thyroïdiennes (thyroïdite auto-immune) et donne des éléments de suspicion pour le diagnostic de cancer : nodule hypoéchogène, mal limité, présence de micro calcifications, hyper vascularisation intra-nodulaire. Au terme de ce premier bilan (clinique, dosage de la TSH et échographie thyroïdienne) on s’orientera vers : (a) une simple surveillance, et/ou (b) une scintigraphie thyroïdienne, et/ou (c) une cytoponction à l’aiguille fine, et/ou (d) une cytoponction échoguidée.

Cytologie

  • Indiqué
  • Grade A
  • Dose 0
  • La cytologie à l’aiguille fine est l’examen de référence pour le diagnostic du cancer. On retiendra une taille de 8 mm pour indiquer un prélèvement en cas de nodule(s) suspect(s), ou de 10 à 15 mm en l’absence de signe suspect.

Cytologie échoguidée

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade B
  • Dose 0
  • Les nodules difficiles à palper, les micronodules chez les sujets à risque ou ayant une échographie suspecte doivent être prélevés par écho guidage.

Scintigraphie de la thyroïde

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade B
  • Dose III
  • En cas de TSHémie fluctuant chroniquement dans la limite inférieure des normes (< 0,60 mU/L) ou de nodule de plus de 15 mm, on pourra faire une scintigraphie de la thyroïde (de préférence à l’iode-123), pour chercher un nodule ou un goitre autonomisés afin d’optimiser la surveillance et en cas de nodules multiples de restreindre la cytologie aux nodules non fonctionnels.

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/