L’échographie avec doppler est l’examen de première intention dans la surveillance du greffon, dans le guidage des biopsies et dans le diagnostic des complications (trouble de perfusion, sténose artérielle ou veineuse, dilatation obstructive de l’uretère). L’étude des résistances périphériques permet le diagnostic des pathologies parenchymateuses et en particulier du rejet et des complications veineuses. Elle ne donne pas d’information sur le type, la localisation et l’extension d’une sténose de l’uretère du greffon et elle ne détecte pas le reflux vésico-urétéral. Elle détecte les collections mais ne peut affirmer la fuite urineuse. Les autres techniques d’imagerie (IRM, scanner, scintigraphie) ont pour objectifs de compléter les informations de l’échographie sur les anomalies vasculaires, le retentissement parenchymateux, l’obstruction de l’uretère, les fuites urineuses ou les autres collections hématiques et lymphatiques.

Echographie-doppler du rein

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose 0
  • Indiquée dans le suivi du greffon de façon systématique 1 fois /an. Indiquée dans les complications vasculaires et urologiques de la greffe. Indiquée dans les dysfonctions du greffon pour guider les biopsies du rein greffé. Indiquée dans les complications de la biopsie rénale (fistule artérioveineuse).

Echographie du rein avec produit de contraste

  • Examen Spécialisé
  • Grade C
  • Dose 0
  • Examen spécialisé, complément utile de l’échographie doppler conventionnelle dans les troubles de perfusion rénale (infarctus, nécrose corticale, ischémie rénale).

IRM abdominale

  • Examen Spécialisé
  • Grade C
  • Dose 0
  • Technique de référence bien adaptée à l’étude du greffon. Examen spécialisé complément utile de l’échographie pour les complications vasculaires et urologiques de la greffe et dans le bilan des collections de la fosse du transplantation. La recherche d’une fuite urineuse nécessite des clichés tardifs.

Scanner abdominal sans et/ou avec injection

  • Non indiqué
  • Grade C
  • Dose III/IV
  • Technique alternative à l’IRM, avec les mêmes objectifs. L’opacification des cavités pyélocalicielles dépend de la fonction rénale du rein greffé. La recherche d’une fistule nécessite des clichés tardifs. Le bilan d’un lymphome posttransplantation ou d’une tumeur du greffon est une indication d’un scanner thoracoabdominopelvien.

Scintigraphie rénale

  • Examen Spécialisé
  • Grade C
  • Dose I
  • La scintigraphie du transplant rénal peut être utile pour détecter les complications vasculaires et caractériser les complications urologiques (fistule et urinome). Chez les patients sans reprise de la fonction rénale ou lorsque la fonction rénale s’altère secondairement, la détermination d’indices de perfusion et de fonction du greffon rénal par des scintigraphies rénales répétées permet le plus souvent de prédire l’amélioration clinique et biologique. L’évaluation fonctionnelle des reins natifs est possible dans le même temps d’examen.

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/