Scanner abdomino pelvien avec temps excréteur (uroscanner)

  • Indiqué
  • Grade C
  • Dose III
  • Il est envisagé après avis spécialisé en cas de doute diagnostique pour authentifier une pyélonéphrite aiguë (si épisodes récidivants), lorsqu’un des signes cardinaux manque (douleurs, fièvre ou ECBU positif) pour éliminer un autre diagnostic ou lorsque la pyélonéphrite est d’évolution défavorable (absence d’amélioration clinique et biologique après 72 heures de traitement antibiotique adapté). Un uroscanner est à réaliser à distance des épisodes infectieux, à la recherche d’ un calcul ou d’une anomalie sur les voies urinaires.
  • Définition : Uroscanner : L’exploration tomodensitométrique des reins et des voies urinaires fait appel à des protocoles différents suivant le diagnostic suspecté : · sans injection (recherche de lithiase, de calcifications, densité de base d’une tumeur…) · après injection : (phases artérielle, néphrographique, excrétoire). Le radiologue doit savoir utiliser ces différentes phases (au besoin en les couplant) pour parvenir au diagnostic, en irradiant le moins possible. Le terme d’ « uroscanner » est réservé à l’exploration des voies excrétrices, donc à une phase tardive, couplée à une hyperdiurèse le plus souvent obtenue par une injection préalable de furosémide.

Urétrocystographie rétrograde et mictionnelle

  • Indiqué
  • Grade C
  • Dose II
  • Une UCRM est à proposer à distance des épisodes infectieux, à la recherche d’un reflux vésico-urétéro-rénal.

Scintigraphie rénale

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade C
  • Dose I
  • La scintigraphie au DMSA peut être indiquée en cas de doute diagnostique. La fonction rénale séparée ne s’étudie pas à la phase aiguë d’une pyélonéphrite mais au moins 6 mois après cet épisode.

IRM de l’appareil urinaire

  • Examen Spécialisé
  • Grade C
  • Dose 0

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/