Echographie vésico-prostatique

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade C
  • Dose 0
  • L’échographie n’a pas de rôle dans le diagnostic positif de prostatite aiguë qui est un diagnostic clinique. L’échographie suspubienne permet de confirmer une rétention aiguë d’urine en cas de doute diagnostique. A la phase aiguë, l’échographie endorectale est à proscrire en raison de son caractère très douloureux et du risque de décharges bactériémiques. En cas d’absence d’amélioration, elle permet de rechercher un abcès prostatique (par voie suspubienne ou endorectale sous couverture antibiotique).

Scanner abdomino-pelvien avec injection

  • Non indiqué initialement
  • Grade C
  • Dose III
  • Un scanner avec injection est utile en cas d’absence d’amélioration au-delà de 72 heures, notamment pour la recherche d’une extension infectieuse pelvienne extra-prostatique ou une pyélonéphrite.

IRM prostatique

  • Non indiqué
  • Grade C
  • Dose 0
  • La réalisation d’une IRM prostatique n’est pas recommandée actuellement. Elle peut être indiquée après avis spécialisé en cas d’extension pelvienne extraprostatique, en alternative au scanner, dans des formes particulières (facteurs de risque, terrain).


GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/