Le bilan d’une masse rénale de découverte fortuite commence par un bilan diagnostique avec une caractérisation tissulaire. Ne seront pas abordés à ce stade, le bilan d’extension et le bilan préopératoire (cf infra), même s’ils sont parfois faits dans le même temps diagnostique.

Echographie de l’appareil urinaire

  • Indiqué
  • Grade C
  • Dose 0
  • La caractérisation d’une masse rénale commence par une échographie pour déterminer la nature liquidienne « kystique » de la masse. Pour les masses d’échogénicité « solide », on retiendra également le caractère très échogène de la lésion non spécifique incitant à la recherche d’une composante graisseuse en scanner.

Scanner multiphasique abdomino-pelvien

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose III
  • Le scanner multiphasique est l’examen de référence pour l’exploration d’une masse rénale. Il comporte une acquisition sans préparation, au temps corticovasculaire et au temps parenchymateux (tubulaire), pour étudier la densité et le rehaussement de la lésion et ses caractéristiques morphologiques. Le temps tardif excréteur est réalisé pour vérifier la voie excrétrice à la demande en fonction de la topographie centrale de la lésion et de la suspicion d’une origine ou d’une extension à la voie excrétrice. En cas de masse suspecte, le scanner thoracique sera associée d’emblée au bilan abdominal.

IRM abdomino-pelvienne

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade C
  • Dose 0
  • Indiquée pour la caractérisation plus fine de la lésion avec ses caractéristiques de signal en T1 (phase et opposition de phase), en T2, en diffusion et en perfusion. Elle est indiquée en cas de suspicion d’une composante hémorragique. Par sa résolution en contraste, elle est indiquée dans l’exploration des masses kystiques « atypiques ».

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/