sujet jeune, apyrétique, diurèse conservée, de moins de 24h

Echographie de l’appareil urinaire

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose 0
  • L’échographie permet le diagnostic de cavités dilatées (la dilatation peut manquer initialement et être retardée de 12 à 24h) et peut repérer le calcul obstructif notamment à la jonction urétérovésicale. Cependant une échographie normale n’élimine pas une colique néphrétique débutante. Son caractère non irradiant et non invasif en fait un examen de première intention chez l’adulte jeune et à privilégier en cas de colique néphrétique récidivante. L’échographie seule est indiquée chez la femme enceinte.

Scanner abdominopelvien sans injection de produit de contraste

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose II/III
  • Le scanner est l’examen le plus sensible et le plus spécifique pour le diagnostic de colique néphrétique d’origine lithiasique. Sa limite est l’irradiation, il doit être effectué à basse dose (mAs ≤ 100) lorsque l’IMC le permet (< 30). Il peut être proposé d’emblée sans échographie préalable ou à distance de l’épisode douloureux ; en fonction du contexte clinique, devant un tableau douloureux, non expliqué par le scanner sans préparation, un scanner avec injection est indiqué.

Abdomen Sans Préparation (ASP Face couchée)

  • Examen Spécialisé
  • Grade C
  • Dose II
  • L’ASP seul a une sensibilité insuffisante pour le diagnostic de calcul dans le bilan d’une colique néphrétique. Il n’est pas indiqué si un scanner sans préparation faible dose est choisi comme bilan diagnostique. Il peut être associé à l’échographie dans le cas contraire. A distance de l’épisode douloureux, l’ASP est indiqué dans les indications de la lithotripsie extracorporelle pour le geste thérapeutique et le suivi du patient.

Urographie intraveineuse (UIV)

  • Non indiqué
  • Grade
  • Dose II
  • La réalisation d’une urographie intraveineuse n’est pas recommandée en pratique courante.

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/