Le suivi des tumeurs de vessie s’effectue par la cytologie et la cystoscopie. En fonction de la gravité de la maladie, la surveillance urologique est complétée par une étude du haut et du bas appareil urinaire par un scanner thoracoabdominopelvien avec un temps excréteur (uroscanner).

Scanner thoracoabdominopelvien avec uroscanner

  • Examen Spécialisé
  • Grade C
  • Dose IV
  • Le suivi des tumeurs de vessie s’effectue par la cytologie et la cystoscopie. En fonction de la gravité de la maladie, la surveillance urologique est complétée par une étude du haut et du bas appareil urinaire par un scanner thoracoabdominopelvien avec un temps excréteur (uroscanner). En cas de tumeur de vessie n’infiltrant pas la musculeuse (TVNIM) (Ta, T1 et CIS)
  • Les examens du suivi sont effectués selon le risque de récidive et de progression de la maladie. L’uro-TDM est indiquée en association avec une cystoscopie et une cytologie urinaire dans les cas de risque intermédiaire (tous les deux ans et en cas de cytologie positive ou de symptôme en faveur d’une atteinte du haut appareil) et de risque élevé (tous les 2 ans ou si cytologie positive ou de symptôme en faveur d’une atteinte du haut appareil). Le rythme des autres examens paracliniques est pluriannuel la première année puis plus espacé. Au décours du suivi des patients porteurs de tumeur n’infiltrant pas la musculeuse, la survenue d’une hématurie doit faire évoquer une récidive ou l’existence d’une tumeur des voies excrétrices supérieures. En cas de tumeur de vessie infiltrante (> T2), le suivi d’une tumeur infiltrant la musculeuse après la prise en charge thérapeutique initiale est réalisé à 3 mois puis tous les 6 mois, sauf cas particulier ou symptomatologie clinique évoquant une évolution.
  • Définition : Uroscanner : L’exploration tomodensitométrique des reins et des voies urinaires fait appel à des protocoles différents suivant le diagnostic suspecté : · sans injection (recherche de lithiase, de calcifications, densité de base d’une tumeur…) · après injection : (phases artérielle, néphrographique, excrétoire). Le radiologue doit savoir utiliser ces différentes phases (au besoin en les couplant) pour parvenir au diagnostic, en irradiant le moins possible. Le terme d’ « uroscanner » est réservé à l’exploration des voies excrétrices, donc à une phase tardive, couplée à une hyperdiurèse le plus souvent obtenue par une injection préalable de furosémide.

TEP au FDG

  • Examen Spécialisé
  • Grade C
  • Dose IV
  • La TEP/TDM au FDG est indiquée dans la restadification des formes métastatiques.

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/