Scanner thoracoabdominopelvien avec uro-scanner

  • Indiqué
  • Grade C
  • Dose IV
  • Le rôle de la TDM est essentiel pour le bilan locorégional et de l’ensemble de l’arbre urinaire ; le bilan est réalisé en un seul temps, avec une seule injection de produit de contraste iodé. L’analyse du haut appareil urinaire repose sur la réalisation d’un uroscanner à la recherche d’une autre localisation urothéliale (en hyperdiurèse avec temps excrétoire).
  • Définition : Uroscanner : L’exploration tomodensitométrique des reins et des voies urinaires fait appel à des protocoles différents suivant le diagnostic suspecté : · sans injection (recherche de lithiase, de calcifications, densité de base d’une tumeur…) · après injection : (phases artérielle, néphrographique, excrétoire). Le radiologue doit savoir utiliser ces différentes phases (au besoin en les couplant) pour parvenir au diagnostic, en irradiant le moins possible. Le terme d’ « uroscanner » est réservé à l’exploration des voies excrétrices, donc à une phase tardive, couplée à une hyperdiurèse le plus souvent obtenue par une injection préalable de furosémide.

IRM abdominale

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade C
  • Dose II
  • L’IRM abdominopelvienne (séquences d’uroIRM) est une alternative en cas de contre-indication à l’injection de produit de contraste iodé. D’autres indications de l’IRM sont discutées au cas par cas.

Scintigraphie du squelette

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade C
  • Dose II
  • La scintigraphie ou la TEP/TDM du squelette est réservée aux patients présentant des signes d’appels osseux.

TEP du squelette

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade C
  • Dose IV
  • La scintigraphie ou la TEP/TDM du squelette est réservée aux patients présentant des signes d’appels osseux.

TEP au FDG

  • Examen Spécialisé
  • Grade C
  • Dose IV
  • La TEP/TDM au FDG peut être indiquée dans la recherche de métastases ganglionnaires ou à distance.

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/