IRM de la loge, ou de la prostate traitée et IRM ganglionnaire

  • Examen Spécialisé
  • Grade B
  • Dose 0
  • L’élévation de la concentration sérique du taux de PSA peut être due à une récidive métastatique et/ou locale. Il est important, devant une récidive biologique d’apprécier le statut métastatique du patient. S’il est porteur de métastases, il relèvera d’une abstention ou d’un traitement systémique. Si la récidive est purement locale, elle pourra bénéficier d’un traitement de rattrapage. L’IRM recherche une récidive dans la loge ou la prostate traitée et étudie les loges ganglionnaires du pelvis.

Scintigraphie du squelette

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade B
  • Dose II
  • Pour la recherche de métastases osseuses, la scintigraphie osseuse est la technique de référence.

TEP du squelette

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade B
  • Dose IV
  • Pour la recherche de métastases osseuses, la TEP/TDM du squelette est plus performante que la scintigraphie. Lorsque ces examens sont disponibles, le choix entre scintigraphie du squelette, TEP/TDM du squelette et TEP/TDM à la choline est à discuter avec le médecin nucléaire.

TEP à la choline

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade A
  • Dose IV
  • La TEP/TDM à la choline ou son analogue fluoré a sa place dans la récidive occulte (augmentation inexpliquée de la concentration de PSA) ou la restadification d’une récidive connue.

IRM ostéoarticulaire

  • Examen Spécialisé
  • Grade B
  • Dose 0
  • L’IRM complémentaire peut être indiquée sur des sites métastatiques localisés déterminés par TEP à la choline ou scintigraphie du squelette. L’IRM corps entier qui est différent d’une IRM ostéoarticulaire couple des informations concernant les sites ganglionnaires et les sites osseux : elle est en cours d’évaluation dans cette indication.

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/