Biopsies de prostate échoguidées

  • Examen Spécialisé
  • Grade B
  • Dose 0
  • L’échographie prostatique est indiquée pour le guidage des biopsies systématisées et la réalisation de biopsies ciblées sur les anomalies échographiques ou sur des cibles détectées en IRM et peut s’aider pour la reconnaissance de ces cibles des techniques de fusion d’images ou d’injection de microbulles en échographie. Elle comporte une étude du volume de la prostate pour le corréler à la concentration sérique de PSA. Sa réalisation à visée diagnostique uniquement n’est pas indiquée.

IRM prostatique

  • Examen Spécialisé
  • Grade B
  • Dose 0
  • La réalisation d’une IRM à visée diagnostique n’est pas recommandée en pratique courante. Elle ne peut pas se substituer aux biopsies. Réalisée avant et couplée aux biopsies, elle les potentialise tout en permettant un bilan préopératoire de qualité. L’IRM est utile dans cette indication (recommandation EAU 2010, ESUR 2011), car elle permet de diriger les biopsies vers des lésions de la zone de transition, ou de localisation atypique – apex, préurétrale,… ayant échappé à une première série de biopsies. L’IRM prébiopsie est ainsi utile dans le bilan d’une concentration de PSA élevée après une première série de biopsies négatives ou après une première série ne montrant qu’un microfoyer.

Echographie endorectale

  • Non indiqué
  • Grade B
  • Dose 0
  • L’échographie prostatique n’est pas indiquée dans la détection et le diagnostic précoce du cancer de prostate.

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/