tout patient porteur d’une tumeur osseuse primitive suspecte d’être maligne ou dont le diagnostic est incertain après le bilan d’imagerie doit être détourné de tout risque de biopsie intempestive et doit bénéficier d’une prise en charge multidisciplinaire dans un centre de référence.

Radiographie

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose II
  • Indispensables, elles restent à la base du diagnostic des tumeurs osseuses. Deux incidences perpendiculaires, incluant les articulations sus- et sous-jacentes, sont nécessaires. Elles étudient la matrice tumorale, la néoformation osseuse et les caractères de l’ostéolyse. Elles recherchent des calcifications dans le cadre des tumeurs cartilagineuses, des calcifications ou ossifications dans la zone d’ostéolyse et dans les parties molles.

IRM

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose 0
  • Examen à réaliser rapidement en cas de suspicion de malignité, avant la biopsie osseuse. L’IRM explore la totalité de l’os atteint, fait le bilan de l’extension de la tumeur dans l’os et les parties molles péri-osseuses et apprécie ses rapports avec les structures vasculo-nerveuses.

Scanner

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose II/III
  • Il permet l’analyse des calcifications ou des ossifications dans la zone d’ostéolyse et dans les parties molles, analyse les limites de l’ostéolyse, témoins de l’agressivité tumorale. L’angio-TDM a remplacé l’angiographie conventionnelle dans le cadre du bilan pré-chirurgical de certaines tumeurs primitives.

Echographie

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade C
  • Dose O
  • Indications rares et discutées.

Biopsies

  • Examen spécialisé
  • Grade B
  • Dose
  • Réalisée après l’IRM par abord percutané sous contrôle tomodensitométrique, échographique, radiographique ou chirurgicale après réunion de concertation pluridisciplinaire. Ne pas oublier de marquer le trajet de biopsie (de façon à l’inclure dans l’exérèse) et de congeler une partie des prélèvements.

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/