Radiographie

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose I
  • Le bilan radiographique doit toujours être réalisé en première intention. En cas d’ostéomyélite aiguë, les premiers signes osseux n’apparaissent cependant qu’après 7 à 15 jours. Cette technique est également indiquée dans le cadre du suivi.

IRM

  • Indiqué
  • Grade B
  • Dose 0
  • Elle permet un diagnostic précoce et juge de l’extension du processus infectieux dans l’os et dans les parties molles.

Scanner

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade B
  • Dose II
  • Le scanner est très sensible pour reconnaître l’ostéolyse, signe cardinal de l’infection osseuse. Peu d’indications au stade aigu, car le scanner est moins sensible que l’IRM. Il peut cependant montrer une ostéolyse, une collection des parties molles péri-osseuses, des bulles de gaz intra ou péri-osseuses. Au stade chronique, il permet le diagnostic des séquestres, d’intérêt thérapeutique majeur.

Scintigraphie du squelette

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade B
  • Dose II
  • La scintigraphie du squelette aux bisphosphonates (99mTc) est sensible, bien que peu spécifique. Elle permet le diagnostic des formes multifocales. L’emploi des leucocytes marqués et des colloïdes marqués en augmente la spécificité. Par contre, la scintigraphie aux leucocytes marqués n’est pas indiquée pour l’identification d’une ostéomyélite du squelette axial, car peu sensible.

TEP au FDG

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade B
  • Dose III/IV
  • La TEP/TDM au FDG est indiquée pour le diagnostic des ostéomyélites au stade chronique du squelette axial ou périphérique et pour la recherche d’ostéite ou d’infection des parties molles du pied diabétique.

Echographie

  • Examen spécialisé
  • Grade B
  • Dose 0
  • L’échographie peut montrer, notamment au stade aigu, un épaississement du périoste avec une hypervascularisation au doppler, un abcès sous-périosté, des érosions corticales, un épanchement articulaire. Elle permet le guidage des ponctions diagnostiques.

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/