Recommandations: Aponévropathie plantaire – suspicion

Echographie

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade C
  • Dose 0
  • L’échographie suffit souvent pour le diagnostic d’aponévropathie plantaire, bien qu’elle ne soit pas indispensable d’emblée si le tableau clinique est typique d’aponévropathie mécanique. Si l’aspect est typique de maladie de Ledderhose, l’échographie suffit au diagnostic.

Radiographie du pied

  • Non indiqué intialement
  • Grade B
  • Dose I
  • Si le tableau clinique est typique de lésion mécanique de l’aponévrose plantaire, en particulier d’enthésopathie, les radiographies ne sont pas indispensables d’emblée. Elles le deviennent en cas d’évolution anormale ou d’atypie clinique. Les radiographies permettent habituellement d’éliminer une lésion osseuse, en particulier une fracture de fatigue du calcanéus.

IRM du pied

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade B
  • Dose 0
  • L’IRM peut être indiquée en cas d’insuffisance de l’échographie, de suspicion clinique de talalgie non liée à une aponévropathie plantaire, d’aspect atypique d’une fibromatose plantaire en échographie ou de suspicion d’enthésopathie mécanique dans le cadre d’un rhumatisme inflammatoire, de fracture de fatigue du calcanéus …

Scintigraphie du squelette

  • Indiqué seulement dans des cas particuliers
  • Grade B
  • Dose II
  • La scintigraphie du squelette peut être indiquée en cas de suspicion clinique de talalgie non liée à une aponévropathie plantaire. Elle permet de faire un bilan au niveau du corps entier à la recherche d’autres enthésopathies dans le cadre d’une spondylarthropathie.

 

GRADE A : PREUVE SCIENTIFIQUE ÉTABLIE

Fondée sur des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1) : essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur ou méta-analyse d’essais comparatifs randomisés, analyse de décision basée sur des études bien menées.

GRADE B : PRÉSOMPTION SCIENTIFIQUE

Fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2), comme des essais comparatifs randomisés de faible puissance, des études comparatives non randomisées bien menées, des études de cohorte.

GRADE C : FAIBLE NIVEAU DE PREUVE

Fondée sur des études de moindre niveau de preuve, comme des études cas-témoins (niveau de preuve 3), des études rétrospectives, des séries de cas, des études comparatives comportant des biais importants (niveau de preuve 4).

AE : ACCORD D’EXPERTS

En l’absence d’études, les recommandations sont fondées sur un accord entre experts du groupe de travail, après consultation du groupe de lecture. L’absence de gradation ne signifie pas que les recommandations ne sont pas pertinentes et utiles. Elle doit, en revanche, inciter à engager des études complémentaires.

Classe

Intervalle de dose efficace (mSv)

Exemple

0

0

Ultrasons, imagerie par résonance magnétique

I

<1

Radiographie pulmonaire, radiographie standard des membres

II

1 – 5

Urographie intraveineuse, radiographie standard du bassin, du rachis lombaire scintigraphie du squelette, tomodensitométrie du crâne et du cou.
TEP/TDM du cerveau avec un radiopharmaceutique 18F.

III

5 – 10

Tomodensitométrie du thorax ou de l’abdomen.
Scintigraphie myocardique.

IV

> 10

Certaines explorations en médecine nucléaire ou en TDM, certaines procédures en radiologie interventionnelle.
TEP/TDM du corps entier au FDG.


Source: Guide du bon usage des examens d’imagerie médicale http://gbu.radiologie.fr/